Fête de la Musique 2014 avec MénilMontant !

Ce soir pour le Festival des mots libres, à Courbevoie, au sein du Magic Mirror...

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Le nom de ce groupe est un clin d’œil à l’un des succès de Charles Trénet et à ce Paname qui a inspiré tant d’auteurs. Mais Ménilmontant, c’est aussi et surtout un quintette de vocalistes (David Jean, Fabian Ballarin, Johan Nus, Audrey Letac et Virginie Perrier) qui ont choisi de donner un nouveau souffle aux chansons de l’entre-deux guerres et même au-delà. Et quel souffle ! L’approche résolument jazzy, les arrangements pointus, la qualité des voix, travaillées comme des cuivres… tout concourt à la réussite de ce premier album éponyme. « Je me suis demandé ce que je pouvais apporter de mon époque, avec mon timbre et ma culture » confie David Jean.


Ce qu’il apporte ? Une seconde, voire une troisième jeunesse à des mélodies ancrées dans la mémoire collective. De quoi interpeler la nouvelle génération sur la richesse de notre répertoire. Et combler les grands-parents qui retrouveront avec une pointe de nostalgie le touchant « Petit bal perdu » immortalisé par Bourvil, le réjouissant « Qu’est-ce qu’on attend pour être heureux ? », repris maintes et maintes fois mais dont la relecture ici est totalement originale, « Mexico » dans une version tout en douceur ou encore cette « Jolie Môme », écrite par Léo Ferré pour Juliette Gréco.

Ménilmontant rend évidemment hommage au « Fou chantant » avec « Je chante » avant de surfer élégamment sur « La mer ». Au passage, il ressuscite également quelques refrains tombés dans l’oubli comme « Prière à Zumba » ou « C’est pas le Pérou ». Au total, douze chansons, présentées dans un écrin musical léger (piano, guitare, basse, batterie et quelques notes d’accordéon, de flûte ou de clarinette) afin de mettre en valeur la pureté et la beauté du chant polyphonique.

Les voix qui s’accordent et s’unissent dans une parfaite harmonie laissent entrevoir une complicité de longue date. Il faut avouer que, même si Ménilmontant est une formation récente, les chanteurs se connaissent depuis une dizaine d’années. Ils se sont rencontrés il y a une dizaine d’années dans la comédie musicale « Blanche-Neige et les sept nains », adaptée en français par Philippe Swan…que l’on retrouve ici à la réalisation de ce premier opus. « Ensuite, chacun a suivi sa route dans le jazz, le cabaret, la danse… Mais nous nous étions promis de nous retrouver autour d’un projet mêlant art polyphonique et tradition française » se souvient David Jean, initiateur de ce rendez-vous réussi.

Pour autant, même s’il affiche un look années 40, Ménilmontant ne compte pas rester figé dans le temps. « Nous prévoyons d’avancer dans les années » confie-t-il. En attendant, on embarque avec bonheur et émotion pour ce premier voyage vivifiant dans les airs qui ont bercé nos aînés…

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